MONO : LES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE AU CŒUR DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE DE L’APFB À ATHIÉMÉ
LE SAMEDI 17 OCTOBRE 2026, AU CEG ATHIÉMÉ, APPRENANTS, ENSEIGNANTS DE FRANÇAIS ET AUTORITÉS SCOLAIRES ET COMMUNALES SE SONT RETROUVÉS AUTOUR DU ROMAN POURQUOI MOI DE L’ÉCRIVAIN BÉNINOIS ABDEL HAKIM AMZAT LALEYE, POUR ÉCHANGER SUR LES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE.
Prévue pour 9 heures, la rentrée littéraire de la section Mono de l’Association des professeurs de français du Bénin (APFB) a effectivement démarré à 10 heures. Elle a mobilisé de nombreux apprenants des collèges publics et privés de la commune d’Athiémé, ainsi que des enseignants de français venus de différentes communes du Mono.
La rencontre s’est déroulée au CEG Athiémé, dans un cadre original, en présence de plusieurs personnalités, notamment le représentant du directeur de l’établissement, Éric DEGNISSODE, surveillant général ; la représentante de l’INF, Pélagie KINKPE ; et le directeur de cabinet (DC), représentant de l’autorité communale officiellement invitée.
Ces personnalités ont prononcé de brèves allocutions, à la suite des interventions du point focal d’Athiémé, Thibaut AGUEH, et du président de l’APFB, section Mono, Sébastien FADONOUGBO. La forte mobilisation des participants a rapidement rendu les deux espaces aménagés pour la circonstance exigus.
UNE PRÉSENTATION DU ROMAN EN QUATRE ÉTAPES
Après quelques prestations de danse assurées par la classe culturelle du CEG Athiémé, le collègue DAVI José a pris la parole pour présenter l’œuvre en quatre étapes : le paratexte, le résumé, les personnages et l’étude thématique.
C’est cette dernière partie qui a particulièrement nourri les échanges, notamment autour des violences subies par Asake, épouse de Boladji dans le roman. Vendue à ce dernier en contrepartie d’une dette insolvable contractée par son père, Asake se retrouve confrontée à de multiples souffrances imposées par un époux sans scrupules.
Boladji incarne ainsi un homme cupide, prêt à tout monnayer. Sans considération pour son épouse, il la livre au richissime Niyi contre la somme de 15 millions de francs CFA, en échange d’une relation sexuelle. De son côté, Niyi représente le personnage du riche qui croit pouvoir tout obtenir grâce à son argent.
DES ÉCHANGES POUR SENSIBILISER LES APPRENANTS
La longue série de questions pertinentes posées par les apprenants au cours du débat a témoigné de leur intérêt pour l’exposé. L’intervention de la représentante de l’INF a notamment permis de mettre des mots sur les différentes formes de violences subies par Asake. Elle en a également profité pour sensibiliser les jeunes filles sur les attitudes à adopter et les recours à envisager en cas de harcèlement ou de viol.
Une autre intervention a retenu l’attention : celle de madame Ganiatou BAKARY, AE de français au CEG Athiémé. Elle a fait remarquer que les hommes peuvent eux aussi subir des mauvais traitements de la part de leurs épouses, mais que certains préfèrent garder le silence pour ne pas exposer leurs difficultés.
La séance a pris fin aux environs de 13 h 30, après des échanges qui ont permis aux participants d’approfondir leur compréhension des violences basées sur le genre et de réfléchir à leurs manifestations dans la société.
À travers l’étude de Pourquoi moi, cette rentrée littéraire a ainsi rappelé le rôle essentiel de la littérature dans l’éveil des consciences et la sensibilisation des jeunes aux enjeux de respect, de dignité et de lutte contre toutes les formes de violence.
Sébastien FADONOUGBO
Président de l’APFB, section Mono

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