L’APFB ET L’INSTITUT FRANÇAIS DU BÉNIN MOBILISENT PLUS DE 120 ÉTUDIANTS A L’UNIVERSITÉ DE PARAKOU AUTOUR DES
DISPOSITIFS NUMÉRIQUES POUR L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS
Le samedi 20 juin 2026, l’amphithéâtre UEMOA de l’Université de Parakou a accueilli un atelier d’exception organisé par l’Association des Professeurs de Français du Bénin (APFB). Plus de trois cents étudiants des départements de Lettres modernes et de Linguistique ont répondu à l’appel, témoignant d’un engouement remarquable pour les outils numériques au service de l’enseignement du français. Malgré les contraintes liées au débit internet, 120 d’entre eux ont pu être effectivement enrôlés dans les dispositifs IFprofs, IFclasse et Moodle
1. Un engouement sans précédent à l’Université de Parakou
L’Université de Parakou n’avait sans doute pas prévu une mobilisation aussi massive. Dès les premières heures de la matinée, les étudiants des départements de Lettres modernes et de Linguistique de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) ont afflué en nombre considérable vers l’Amphi UEMOA, portés par une ferme volonté de s’inscrire dans la dynamique du numérique éducatif.
Plus de trois cents étudiants se sont présentés, manifestant un intérêt véritable pour les plateformes IFprofs, IFclasse et Moodle, présentées comme des outils essentiels à leur future pratique professionnelle d’enseignants de français. Cet enthousiasme, spontané et massif, a illustré avec éclat la pertinence de l’initiative portée par l’APFB.
2. La FLASH mobilisée au plus haut niveau
La réussite de cet atelier doit beaucoup à l’engagement institutionnel de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Parakou. La Doyenne de la FLASH, le Dr Clarisse Tama IMOROU, accompagnée de son Vice-Doyen, le Dr Norbert AGOINON, a honoré l’événement de sa présence, témoignant ainsi de l’importance accordée par la Faculté à la formation numérique de ses étudiants.
De la gauche : la Doyenne de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l'Université de Parakou, Professeur Clarisse Sama Imorou ; le Président de l'APFB et le SGNLeur présence a conféré à l’atelier une dimension officielle et institutionnelle forte, contribuant à asseoir la légitimité de la démarche et à encourager l’adhésion des étudiants. La FLASH de l’Université de Parakou s’est ainsi positionnée comme un partenaire actif de la promotion du numérique dans la formation initiale des enseignants de français.
Chef du Département de Lettres modernes de la FLASH, le Dr (MC) Armand ADJAGBO a joué un rôle déterminant dans le succès de cet atelier. À la fois mobilisateur et appui technique de premier plan, il a assuré en amont la sensibilisation et la mobilisation des étudiants de son département, avant de soutenir activement le bon déroulement des opérations d’enrôlement. Son implication exemplaire illustre l’importance des relais institutionnels locaux dans la réussite d’initiatives pédagogiques d’envergure
3. Trois dispositifs pour transformer la classe
L’atelier a permis aux participants de découvrir et de s’approprier trois plateformes numériques complémentaires, toutes gratuites et accessibles depuis un smartphone :
IFprofs — Le réseau mondial des professeurs de français
En s’inscrivant sur ifprofs.org, les étudiants ont rejoint une communauté mondiale d’enseignants de français langue étrangère, accédant à une bibliothèque de ressources labelllisées, à des formations thématiques courtes avec attestation, et à un réseau de partage par pays et par groupes d’intérêt.
IFclasse — La formation au français de la classe
Proposée par l’Institut Français avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, IFclasse (ifclasse.institutfrancais.com) offre un parcours structuré de sept modules progressifs (niveaux A2 à B2), centrés sur le français professionnel de l’enseignant.
Moodle — L’accès hors ligne
Point culminant de l’atelier, l’installation de l’application Moodle a permis aux participants de connecter leur smartphone à la plateforme IFclasse et de télécharger les contenus pour un usage entièrement hors connexion — un atout essentiel dans les zones à faible débit ou sans accès à internet.
4. 120 enrôlements malgré les défis du débit internet
Si l’enthousiasme des étudiants a dépassé toutes les espérances, la réalité technique a imposé ses contraintes. La faiblesse du débit internet disponible dans l’enceinte de l’Université a limité le nombre d’enrôlements effectifs : 120 étudiants ont pu être pleinement intégrés aux trois dispositifs, contre plus de trois cents qui s’étaient présentés.
Loin de constituer un échec, ce chiffre de 120 enrôlements représente une première victoire significative. Les étudiants non enrôlés lors de cette première session font l’objet d’un suivi personnalisé, et des sessions complémentaires sont d’ores et déjà envisagées pour parachever le travail entrepris.
« Voir plus de trois cents étudiants se presser dans l’amphithéâtre avec leur smartphone en main, prêts à s’enrôler dans ces dispositifs numériques, est un signe fort. Cela montre que nos futurs enseignants sont prêts à embrasser le changement. L’APFB est déterminée à accompagner cette transition numérique dans toutes les écoles et universités du Bénin. » Dr Roger KOUDOADINOU, Président de l’APFB
6. Perspectives : vers une couverture totale
Fort de cette deuxième expérience après celle de l’ENS Porto-Novo, l’APFB entend capitaliser sur l’élan généré et amplifier sa démarche. Plusieurs actions sont d’ores et déjà programmées :
• Organisation de sessions complémentaires d’enrôlement à l’Université de Parakou pour les étudiants non encore intégrés ;
• Plaidoyer auprès des autorités universitaires pour le renforcement du débit internet dans les amphis et espaces de formation ;
• Création d’un groupe whatsapp pour un suivi rigoureux
L’atelier de Parakou a démontré une chose essentielle : la demande est là, massive et déterminée. Il appartient désormais à toutes les parties prenantes — associations professionnelles, institutions universitaires, autorités éducatives et partenaires techniques — d’en faire un levier durable de transformation de l’enseignement du français au Bénin.
Cette même démarche est prévue le vendredi 3 juillet 2026 à la FLLAC Abomey-Calavi pour un enrôlement des étudiants de Lettres et de Linguistique de l’université d’Abomey-Calavi. Avec grad espoir qu’ils seront aussi nombreux.



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