ATLANTIQUE NORD : LE CEG SÉHOUÈ EXPLORE LA NOUVELLE « MENOTTES MEURTRIÈRES » DU RECUEIL LE MORTIER ROUGE D’EUSTACHE PRUDENCIO
Ce vendredi 30 janvier 2026, le recueil de nouvelles Le mortier rouge était au cœur d’un café littéraire organisé au CEG Séhounè, dans la commune de Toffo. À cette occasion, la nouvelle intitulée Menottes meurtrières a particulièrement retenu l’attention des participants.
Menottes meurtrières est la troisième des dix nouvelles que compte le recueil Le mortier rouge. Ce vendredi à 16 heures, elle a fait l’objet d’une étude approfondie au CEG Séhounè/Toffo. L’animateur du café littéraire du jour a structuré l’analyse de cette œuvre en quatre étapes. Il a d’abord situé la nouvelle dans le recueil Le mortier rouge, puis invité les participants à une lecture attentive du texte. Après cette lecture, Monsieur Toussaint Tanga, animateur de la séance, a conduit, dans une démarche interactive, l’étude des personnages de la nouvelle avec les apprenants venus nombreux pour explorer Menottes meurtrières.
Selon ses propos, Pierre Nouatin est le personnage principal de la nouvelle. Il est un officier de la gendarmerie nationale à la retraite dont la quiétude est régulièrement troublée par les informations alarmantes sur la vie de débauche et de délinquance que mène son fils Joseph dans la capitale. Pierre Nouatin est entouré de plusieurs personnages, notamment son ami d’enfance Houngué, qui lui annonce avoir vu Joseph dans une boîte de nuit en compagnie de filles de joie, et son épouse, qui lui rapporte à l’église l’arrestation de leur fils pour escroquerie, faux et usage de faux.
Pour Toussaint Tanga, animateur de la causerie, Menottes meurtrières est avant tout l’histoire tragique de Pierre Nouatin. Celui-ci reçoit un message du facteur contenant une lettre de Joseph, son fils salarié résidant à la capitale. D’abord heureux d’apprendre que son fils dispose de moyens financiers pour achever certaines activités, Pierre est profondément bouleversé lorsqu’il découvre que Joseph lui demande plutôt de lui envoyer de l’argent. Ce message le plonge dans une grande détresse, au point de le couper de son environnement. L’arrivée de son ami Houngué, censée le réconforter, ne fait qu’aggraver son angoisse lorsqu’il lui révèle avoir vu Joseph dans une boîte de nuit, avant que ce dernier ne soit arrêté faute de moyens pour régler sa facture. Accablé par ces mauvaises nouvelles, Pierre se rend à l’église pour prier pour son fils. C’est là que son épouse lui annonce l’arrestation de Joseph. Incapable de supporter ce choc, Pierre Nouatin est victime d’une hémorragie cérébrale et meurt brutalement.
À l’issue de ce résumé, Corine, élève en classe de troisième, a expliqué que la nouvelle porte le titre Menottes meurtrières parce que Pierre Nouatin meurt après avoir appris que son fils Joseph a été menotté par les policiers dans la capitale. Les participants ont tiré de nombreuses leçons de cette œuvre. Jean-Baptiste, élève en troisième, a retenu que la vie urbaine peut dégrader l’éducation des enfants. Alain, élève en terminale A2, a compris que la délinquance peut engendrer des situations fatales, comme la mort brutale de Pierre Nouatin, et a invité ses camarades à suivre les conseils de leurs parents afin d’éviter la vie de débauche. Clarisse, élève en quatrième, a quant à elle retenu les qualités d’un parent responsable incarnées par Pierre Nouatin, qui a assuré à son fils une éducation religieuse et sociale adéquate.
Ce café littéraire a pris fin dans une ambiance de joie et de satisfaction vivement exprimée par les participants. Ils ont souhaité que l’APFB Atlantique Nord organise davantage de cafés littéraires dans leur établissement afin de leur permettre de découvrir de nombreux ouvrages.
Thierry GNIHATIN
Président APFB – Atlantique Nord

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