PLATEAU : LE FANTASTIQUE DANS L’ARBRE FÉTICHE DE Jean Pliya AU CŒUR D’UNE SÉANCE LITTÉRAIRE
À l’occasion d’une nouvelle séance d’activité littéraire, enseignants et apprenants ont exploré le fantastique à travers l’une des œuvres les plus célèbres de l’écrivain béninois Jean Pliya. Cette rencontre avait pour objectif de stimuler davantage la curiosité littéraire des jeunes apprenants et de renforcer leur capacité d’analyse des textes.
La séance a débuté par la traditionnelle rubrique « Mots et expressions ». Elle s’est poursuivie par une brillante déclamation poétique du poème « Le Souffle » de Birago Diop, présentée par une apprenante. Ce poème, en lien avec le thème de l’activité, a servi de point d’entrée à la réflexion.
L’animateur, M. Gontran Dekpo, en a proposé une analyse approfondie, mettant en lumière la perception des morts dans les sociétés africaines ainsi que les éléments du fantastique qui entourent cette vision. Cette analyse lui a permis d’introduire sa communication sur le thème : « Aspects du fantastique dans L’Arbre fétiche de Jean Pliya ».
Dans son exposé, l’animateur a d’abord défini le fantastique comme « ce qui sort de l’ordinaire, ce qui est étonnant et inexplicable », selon le dictionnaire. Il a ensuite présenté le parcours de Jean Pliya, né le 21 juillet 1931 à Djougou et décédé le 14 mai 2015 à Abidjan, rappelant l’importante contribution de cet auteur à la littérature béninoise.
Estimant que l’expression du fantastique apparaît particulièrement dans la nouvelle éponyme L’Arbre fétiche et dans la nouvelle « Gardien de nuit », l’animateur en a proposé des résumés détaillés afin de permettre aux apprenants d’en saisir clairement le contenu. Cette démarche a préparé les participants à identifier les différentes manifestations du fantastique dans les textes.
Les apprenants, en interaction constante avec l’animateur, ont ensuite analysé les éléments fantastiques présents dans ces deux nouvelles. Dans la nouvelle éponyme, le combat de Dossou contre l’iroko sacré, sa mort et la transformation soudaine de l’atmosphère constituent des événements surnaturels. Dans « Gardien de nuit », la vengeance de Zannou et la métamorphose de la viande en épaules et jambes d’enfants apparaissent également comme des faits extraordinaires.
Cette analyse a permis de dégager la portée du fantastique dans ces récits : l’importance du respect des réalités sacrées et des éléments spirituels afin d’éviter le courroux des forces invisibles. De fructueux échanges ont suivi ces analyses et ont permis d’approfondir la réflexion avant la clôture de la séance.
Rufin HOUNVENOU
Encadreur du club

Commentaires
Enregistrer un commentaire