OUÉMÉ : PLURILINGUISME ET ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS
La section APFB del’Ouémé lance son nouveau projet pour concilier alphabétisation et didactique du français. C’est le CEG 1 AKPRO-MISSÉRÉTÉ qui a servi de cadre à l’événement ce mercredi 29 octobre 2025. Le projet vise à renforcer la compréhension et la production orales et écrites du français des candidats au Baccalauréat par l’alphabétisation en gungbe et fongbe, langues véhiculaires du département.
C’était dans une ferveur digne des grandes initiatives que le Président de l’APFB-OUEME, Dr. Guy HOUNDAYI et le Directeur du CEG1 d’Akpro-Missérété, M. Achille GNANGUENON, ont lancé ledit projet devant membres de l’Administration, enseignants de français, point focal Alphabétisation, Facilitateurs et candidats au Baccalauréat 2026, venus nombreux. Le Directeur du CEG hôte, dans son mot de bienvenue, a salué l’initiative, félicité l’APFB-OUEME et remercié ses membres pour leur engagement et sens du sacrifice et du bénévolat. Aux candidats, il a rappelé tous les avantages à tirer d’un tel projet surtout la possibilité de choisir les langues nationales comme Epreuve Facultative au Baccalauréat pour s’offrir une chance de bourse en cas d’admissibilité.
Le Président de l’APFB-OUEME a, quant à lui, d’abord présenté le contexte du projet avant de montrer le lien entre la maîtrise des langues nationales et l’amélioration du niveau de français pour les apprenants. Car, disait-il, « la diversité linguistique est un levier de réussite scolaire et le français à ancrage culturel renforce la confiance des apprenants ». Ensuite, il a dévoilé le programme et le format de l’encadrement qui se déroulera les mercredis et vendredis soirs à partir de 16h par alternance. Enfin, il a justifié le choix du CEG1 d’Akpro-Missérété comme établissement pilote pour la phase expérimentale du projet.
C’était aussi une occasion pour Madame Aurore ICOUTCHIKA, Censeur dudit CEG de sensibiliser les candidats à prendre au sérieux les différentes séances d’encadrement pour mieux apprendre le français à travers la richesse de leurs langues maternelles.
Après les allocutions, place a été laissée à la facilitatrice, Madame OBE, sous le contrôle du point focal Alphabétisation de la Commune d’Akpro-Missérété sous tutelle de la Direction Départementale des Enseignements Secondaire Technique et de la Formation Professionnelle de l’ Ouémé (DDESTFP-Ouémé) pour donner un avant-goût de l'apprentissage des langues nationales. Dans une approche comparative, elle a le plus insisté sur les éléments de différenciation entre l’alphabet des langues nationales et celui du français. On retient que les voyelles sont désignées en langues par « wekun asi » et les consonnes par « wekun asu ». Les apprenants, très enthousiastes s’étaient laissés à toutes sortes de questions de curiosité qui montrent leur bonheur de pratiquer leurs langues nationales dans un cadre formel.
La séance a été clôturée par le Président de l’APFB-OUEME et Animateur de l’Etablissement en Français, sur une note de satisfaction générale. On retient de ces mots que le projet PARLER ET ÉCRIRE SA LANGUE MATERNELLE POUR MIEUX S’EXPRIMER EN FRANÇAIS illustre parfaitement la complémentarité entre les langues nationales et le français dans le système éducatif béninois.
Pour l’APFB-OUEME,
Olivier BETE, professeur de français

Commentaires
Enregistrer un commentaire