Atlantique Nord : Le roman L’Enfant et la rivière d’Henri Bosco en débat au CEG Agon/Toffo
Le mercredi 18 février 2026, à 16 heures, la section Atlantique Nord de l’Association des Professeurs de Français du Bénin (APFB) a organisé une causerie littéraire au CEG Agon, dans la commune de Toffo. Au cœur des échanges figurait la thématique de la désobéissance et de ses impacts sur la liberté dans le roman L’Enfant et la rivière d’Henri Bosco.
À l’entame de la séance, le chef d’établissement, M. Seydou AKOUGBE, a adressé ses mots de bienvenue à l’endroit de l’APFB, qui, selon lui, ne ménage aucun effort pour accompagner intellectuellement les apprenants de son établissement chaque année. « C’est un rendez-vous de donner et de recevoir », a-t-il déclaré, exhortant les participants à un suivi attentif avant de procéder au lancement du café littéraire.
À son tour, M. Toussaint TANGA, animateur de la causerie, a exprimé sa vive reconnaissance au chef d’établissement, toujours disponible pour accueillir les activités de la section Atlantique Nord de l’APFB dans son collège. Il a entamé sa communication par une présentation du roman L’Enfant et la rivière à l’assistance, composée essentiellement des élèves de 4e.
Partant du paratexte, qui montre deux enfants s’embrassant au bord d’une rivière, l’animateur a expliqué que le roman relate l’aventure de deux enfants : Pascalet et Gatzo. Les deux vivent en Provence, où il est formellement interdit aux enfants de se rendre à la rivière. Toutefois, un braconnier vient régulièrement parler à Pascalet des merveilles de cette rivière, éveillant en lui une vive curiosité.
Profitant de l’absence de sa tante, Pascalet tente alors l’aventure et se rend à la rivière interdite. Lors d’une seconde visite, il parvient à sauver le jeune Gatzo, kidnappé, ligoté et maltraité par des bohémiens. Les deux enfants deviennent amis et, ensemble, affrontent les péripéties de l’aventure avant de se séparer.
Cette présentation a conduit les apprenants, avec l’animateur, à réfléchir sur les attitudes humaines face à la liberté. Deux positions ont émergé : pour les uns, l’interdit demeure absolu et ne saurait être remis en cause par un enfant ; pour les autres, la désobéissance constitue un passage nécessaire pour s’affranchir des obstacles à la liberté. En s’inspirant de la désobéissance de Pascalet, les participants ont retenu qu’elle expose certes à des risques, mais qu’elle peut également être déterminante dans la quête d’autonomie et d’émancipation.
Le café littéraire s’est achevé à la grande satisfaction des participants, qui ont exprimé le souhait de voir ces causeries littéraires organisées plus fréquemment au sein de leur établissement.
Nestor HOUACHOU
Membre de l’APFB Atlantique Nord

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